La Naissance du Cinéma
Exposition-parcours
Office du Tourisme
de la Ville de Spa
Du 30 mars 2002
au 23 juin 2002
Présentation de films,
projecteurs, caméras,
documents, archives,
photographies,dessins,
gravures, peintures,
objets d'optiques...
illustrant l'histoire
et la naissance du
cinéma... depuis la
lanterne magique aux
frères Lumière, Méliès,
Gaumont et Pathé...
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La première découverte... La projection des images...
La projection
C’est avec le théâtre d’ombres que commence l’histoire du cinéma. On ne
saurait dater avec précision l’origine des spectacles d’écrans. Les théâtres
d’ombres d’Extrême-Orient existent depuis plus de trois milles ans. La lanterne
magique, ancêtre de nos actuels projecteurs de diapositives, est décrite pour
la première fois en 1671 par le père jésuite Athanase Kircher. D’abord
réservée aux magiciens, comme Robertson, qui effrayaient les spectateurs
avec des projections d’images de monstres apparaissant dans l’obscurité, la
lanterne magique fera les délices des soirées familiales au cours du XIXe
siècle.
Athanase Kircher et la lanterne magique
Dans son traité Ars magnae lucis et umbrae, édité pour la première fois en
1645, un savant jésuite allemand, le père Athanasius Kircher (1601-1680),
donne la description complète d'un instrument d'optique dont il est l'inventeur
et auquel il a lui-même donné le nom de lanterne magique. Cet instrument
permettait d'enclore un foyer lumineux artificiel dans un caisson pourvu d'une
ouverture devant laquelle on plaçait une peinture sur verre et une lentille
convergente. L'image agrandie des figures peintes sur le verre était ainsi
projetée sur un écran. Améliorée et commercialisée du vivant de Kircher par le
physicien danois Thomas Walgenstein, la lanterne magique devint rapidement
très populaire.
Pendant plusieurs siècles, la lanterne magique est l'instrument
de prédilection des sorciers et des charlatans, leur permettant d'exploiter la
crédulité des populations analphabètes en simulant l'apparition de monstres et
de fantômes.
Etienne-Gaspard Robertson
Au XVIIIe siècle, l'écran passe des mains des magiciens à celles des hommes
de spectacle. On note les fantasmagories de Robertson, vers 1795, dont la
lanterne magique, très perfectionnée, est appelée Fantascope. Le physicien
aéronaute Robertson présente son «fantascope», qui lui permet de donner d
ans son théâtre parisien du couvent des Capucines, près de la place
Vendôme, de merveilleuses représentations de fantasmagorie. Robertson a
ainsi développé un type de spectacle issu de systèmes connus de projections
lumineuses, telle la lanterne de Kircher. Il s'agit, à l'époque, d'un spectacle
impressionnant, aux effets sophistiqués. Le thème de la mort, notamment,
fascine le public. Mais, plus que la mort et ses squelettes, Robertson sait
valoriser la résurrection: projection de portraits de défunts, parfois illustres, ou
projection, sur commande, pour des familles inconsolables. Il rend crédibles
ces réincarnations virtuelles par des procédés qui témoignent de son don de
technicien. Le fantascope évolue à son tour. La mise au point de projecteurs
dotés d'un meilleur système optique et susceptible de produire une lumière
plus vive a fait peu à peu de la lanterne magique un véritable appareil
scientifique.
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